Hyperloop et concurrence en tubes

La Coordination CRI a passé beaucoup de temps à évaluer les nuisances des lignes à grande vitesse ferroviaire pour les riverains et impactés. Nous avons contribué, non sans mal, à faire annuler le projet de LGV Limoges-Poitiers. Pour qui a consacré des centaines d’heures à cette lutte, l’idée de création d’un moyen de transport sous tube interpelle.

Dans un tube, quelle que soit la vitesse de l’engin de transport, pas de collision avec les oiseaux, les chauves-souris, les vaches, les sangliers, ni avec les personnes suicidaires ; pas d’accident de passage à niveau avec voiture ou bus, pas de bruit ni d’effet de souffle pour l’extérieur. Indéniablement, les riverains du tube seraient beaucoup mieux lotis que les voisins des LGV. Seule l’esthétique du paysage y perdrait puisque le tube serait aérien sur l’essentiel du parcours. Il faudrait donc tenter de l’enterrer pour traverser les collines en souterrain ou de le semi enterrer sur une partie du parcours. Sous cette réserve, l’impact environnemental, agricole et humain du tube, sorte de pipe-line habité de voyageurs ou de fret, serait acceptable a priori. Dans ces conditions, même si cela peut augmenter déraisonnablement le désir de mobilité, les projets de type Hyperloop ne laissent pas indifférent.

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Communiqué de presse 
 

Top secret !

 

 

Le feuilleton de la LGV Limoges-Poitiers aurait dû se terminer avec l’annulation de la Déclaration d’Utilité Publique en avril 2016. Pourtant, en janvier 2017, les emplacements réservés à la LGV figurent toujours sur les documents d’urbanisme, PLU, PLUI … Une frange du monde politique oublie que SNCF Réseau a confirmé la position de la CRI : ces zones réservées au passage du chemin de fer fantôme n’ont plus d’existence légale.

 Quant au Préfet de Haute-Vienne, il estime que le projet justifie que la future RN 147 mise à deux fois deux voies soit détournée le long du tracé de la LGV fantôme. Sa position est évidemment irrationnelle, pour ne pas dire farfelue ; mais elle lui est dictée par la politique, discréditant ainsi un peu plus le « personnel politique d’envergure nationale ».

Dans ces conditions, la CRI vient de s’adresser aux partis politiques

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L’association Villes de France, qui rassemble des maires et des présidents d’agglomérations de taille moyenne, (200 communes et agglomérations de 20.000 à 100.000 habitants, soit 60 % de la population) constate :

Extrait du communiqué du 8 mars 2016

Jamais dans l’histoire ferroviaire française, les villes moyennes n’ont eu à connaître un tel désengagement de la part de la SNCF, que ce soit en matière de circulation de TGV ou de trains intercités (dits TET). A la clef en 2016, une multiplication des fractures territoriales pour des bassins de vie de plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’habitants.
Une situation qu’a vivement critiqué hier lors d’une conférence de presse, la présidente de Villes de France, Caroline Cayeux, aux côtés des maires d’Arras, Frédéric Leturque, de Colmar, Gilbert Meyer, de Montargis, Jean-Pierre Door, de Sète, François Commeinhes, et de Vitré, Pierre Méhaignerie.
Face à des scénarios qui envisagent - à très court terme - une érosion irrémédiable du service, voire un sacrifice délibéré de l’activité ferroviaire, la présidente de Villes de France a déclaré vouloir redonner la priorité au bon sens, à la performance, et à l’environnement. 
« Il n’est plus supportable que les grandes lignes soient ainsi délaissées et contribuent à assigner certaines populations à résidence » a souligné la maire de Beauvais.

«Nous ne voulons pas d’une France à deux vitesses, avec uniquement la desserte des 13 métropoles, mais une irrigation de tout le territoire», a déclaré Caroline Cayeux, sénatrice

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